Le syn­drome de l’absence de naturel lorsqu’on débute une nou­velle ini­tia­tive … Ce prob­lème inter­vient générale­ment au lance­ment d’un nou­veau pro­jet, d’une nou­velle tâche ou juste d’un nou­v­el email.

Le fameux blocage de la page blanche ne doit plus en être un. Pour palier à cette dérive psy­chologique, le meilleur moyen que j’utilise est de repar­tir sur des choses sim­ples :

  • Faire
  • Une
  • Liste
  • Des
  • Choses
  • À
  • Faire

Par la suite, le plus com­pliqué sera de véri­fi­er l’enchaînement logique des tâch­es exprimées dans cette pre­mière liste. Puis vien­dra le temps de la com­pléter. Et à un moment, il fau­dra boss­er pour la ter­min­er.

À titre d’exemple, ce blog nou­velle­ment créé. Il y a bien sou­vent l’attente inter­minable de “la bonne idée” et de “la bonne façon de rédi­ger”.

Pour être tout à fait trans­par­ent, le plus dur a été de trou­ver l’apparence que je voulais don­ner à cet espace de vie. L’autre dif­fi­culté a été de pos­er par écrit ce que je voulais vrai­ment en faire (ce qui se trou­ve dans “À pro­pos”).

Alors j’ai réal­isé une pre­mière liste avec les sujets que je souhaitais abor­dé et j’ai ten­té de trou­ver un fil con­duc­teur. His­toire de déter­min­er ce que je pou­vais apporter de dif­férent ou d’unique par­mi la pléthore de blogs exis­tants.

J’en suis arrivé à la con­clu­sion suiv­ante : pren­dre des sit­u­a­tions de frus­tra­tion déjà ren­con­trées, partager mon raison­nement, détailler cer­tains tests effec­tués et pro­pos­er une solu­tion qui a marchée pour moi. Surtout s’éloigner du ton moral­isa­teur et impér­i­al que l’on peut retrou­ver un peu partout (et surtout sur LinkedIn).

La créa­tion de cette pre­mière liste a été réal­isée sur un bout de papi­er qui traî­nait dans mon sac. Ensuite, his­toire de remet­tre ça au pro­pre, j’ai ten­té de le trans­former de façon visuelle avec une MindMap, sans grand suc­cès au départ. J’ai alors ten­té de lis­ter les tâch­es sur Todoist qui me sert à gér­er mes tâch­es au quo­ti­di­en.

Plac­er les dif­férentes étapes dans un chem­ine­ment logique mais aus­si daté m’a per­mis de com­pren­dre où j’allais et com­ment je devais y aller. Ma page blanche était au final bien com­plète et con­te­nait assez d’information pour pub­li­er ce tout pre­mier arti­cle.

Bien­v­enue sur wrkbt­tr.

Article suivant

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

U.

Un site web sans mouchards et sans statistiques.

On voit appa­raître une nou­velle ten­dance depuis plusieurs mois : affirmer que les sites pro­posés aux vis­i­teurs sont sûrs et ne four­nissent pas de don­nées aux grands méchants du web.

En l’occurrence, il est fréquent de retrou­ver Face­book et Google sur le devant de la scène. Les don­nées sont désor­mais un peu moins partagées, un peu plus pro­tégées et un peu mieux util­isées.

Cela fait main­tenant plusieurs années que je n’installe plus Google Ana­lyt­ics sur mes sites per­son­nels. Lorsqu’il s’agit d’un site d’un client (et sur sa demande), je con­tin­ue à installer ces bouts de codes qui per­me­t­tent de trac­er les activ­ités d’une per­son­ne.

Depuis plusieurs années, je déploie des sites sans aucune don­née col­lec­tée. Y com­pris côté réseaux soci­aux. Je tente de faire une chose sim­ple : me deman­der à chaque fois si j’en ai réelle­ment besoin.

Con­cer­nant les sta­tis­tiques de vis­ite, je n’en ai aucune util­ité. Je préfère mesur­er le taux d’interaction avec les vis­i­teurs. Le nom­bre de fois où je reçois un email, le nom­bre de mes­sages reçus sur LinkedIn ou Twit­ter.

D’ailleurs, c’est un peu ce que je pro­pose à chaque nou­velle idée : quel est l’in­térêt de tout con­naître des util­isa­teurs ? Qui va réelle­ment véri­fi­er les infor­ma­tions col­lec­tées ? Quel but est caché der­rière ce sen­ti­ment de toute puis­sance ?

Lors de mes précé­dentes expéri­ences pro­fes­sion­nelles, j’ai eu l’oc­ca­sion de faire un nom­bre con­séquent de jeux en ligne dotés d’un for­mu­laire de con­tact. Ces don­nées sen­si­bles étaient envoyées par fichiers emails au for­mat Excel. Un tirage au sort était effec­tué puis les don­nées étaient oubliées.

Je n’ai jamais eu un client souhai­tant récupér­er le fichi­er Excel de ses par­tic­i­pants pour les inclure dans sa démarche de con­nais­sance client. Agré­menter son CRM avec des don­nées sociales ? Quelle idée far­felue 😉

Typ­ique­ment, cette démarche de col­lecte façon Big Data sans analyse par la suite entre dans la logique du FoMO : Fear of miss­ing out. Cette peur con­stante de rater pos­si­ble quelque chose peut nous pouss­er à col­lecter les don­nées « par sécu­rité » parce que vous com­pren­drez que « on ne sait jamais ».

Ce n’est pas parce que tout le fait qu’il s’ag­it d’une bonne pra­tique. Par­fois oui, sou­vent non. Ce sen­ti­ment d’ap­par­te­nance est fort, lorsqu’on tente d’en sor­tir, un vide peut se créer et une peur pri­maire arrive : pourquoi est-ce que je fais dif­férem­ment des autres ? Est-ce que c’est grave ?

Mais une autre arrive assez vite au final, est-ce que l’on a besoin d’au­tant d’in­for­ma­tions au quo­ti­di­en ?

E.

En faire moins pour mieux en faire.

Lorsqu’il est ques­tion de développe­ment de pro­duit ou de ser­vice, la notion de créa­tion de valeur arrive sur le ring. Le com­bat peut vite devenir iné­gal si l’on se con­fronte à un marché, et pas juste à son imag­i­na­tion. Voici le con­stat que j’en ai fait à force de tuer des pro­jets.

Il est aus­si prob­a­ble que l’envie de faire plus que l’autre ne soit pas tou­jours une pri­or­ité. C’est même ce que je défends assez sou­vent lorsque je ren­con­tre d’autres entre­pre­neurs. Il n’est pas néces­saire d’être meilleur que son con­cur­rent sur l’ensemble des tableaux : il faut s’astreindre à ne faire mieux que sur cer­tains volets.

Cette inno­va­tion d’usage passe par une sélec­tion plus dras­tique des fonc­tion­nal­ités que l’on souhaite pro­pos­er. Il est inutile de céder à la ten­ta­tion de tout faire : ce n’est ni raisonnable ni réal­is­able. Après tout, pour le com­mun des mor­tels, le couteau suisse est surtout un beau tire-bou­chon ou un joli coupe-papi­er.

Ceci inclut la néces­sité de pro­pos­er moins d’options, de préférences util­isa­teur. L’amélioration et la per­son­nal­i­sa­tion de l’expérience passent par la phase d’épuration des capac­ités pro­posées. Il faut aller plus vite au cœur de ce que l’on pro­pose.

Idem con­cer­nant les équipes, avec une taille plus réduite, mais plus impliquée, la notion d’efficacité et de rapid­ité d’exécution peut revenir dans les dis­cus­sions d’évolution de l’offre. Le man­age­ment d’équipe se fait sou­vent au détri­ment du man­age­ment pro­duit.

Il rede­vient pos­si­ble d’imaginer avancer réelle­ment en pro­posant moins de réu­nions, moins de ren­con­tres entre indi­vidus, moins d’abstrait, moins de dis­cus­sions sans déci­sions. Les freins sont plus sou­vent humains que tech­nologiques.

Un peu à l’image de l’adage de la start­up nation : « fake it until you make it ».

Mais ces belles envies qui ressem­blent à un ensem­ble de portes ouvertes ne sont val­ables que si je me force aus­si à promet­tre moins, promet­tre mieux, plus réal­iste et moins idéal­iste sur les pro­jets menés de façon col­lab­o­ra­tive.

Depuis que j’adopte cer­tains de ces beaux principes, je me suis ren­du compte que les retours étaient ultra posi­tif. Ce n’est pas vrai­ment ce que j’avais comme croy­ance avant de l’expérimenter.

N.

Ne pas commencer sa journée par la lecture de ses emails.

Voilà un pari qui sem­ble irréal­is­able et sûre­ment un peu stu­pide. Pourquoi s’infliger une perte pos­si­ble d’informations essen­tielles pour plan­i­fi­er sa journée ?

En fait, ce que je tente depuis plusieurs mois main­tenant, c’est de plan­i­fi­er l’ensemble de mes tâch­es bien en amont de ma journée qui débute.

J’ai longtemps eu le réflexe de par­tir à l’aventure du nou­v­el email dès l’ouverture de mon ordi­na­teur. Alors qu’au final, la plu­part des tâch­es impor­tantes à réalis­er sont la suite logique du tra­vail de la veille.

Depuis assez longtemps main­tenant, je prends le temps en fin de journée de pré­par­er ma liste de tâch­es à exé­cuter pour le restant de la semaine. Je prends 10 min­utes chaque soir pour pass­er en revue les pro­jets que je dois ter­min­er et éval­uer le temps restant.

Un peu comme le tra­vail qu’effectue un Prod­uct Own­er sur le suivi de pro­duc­tion : découper, éval­uer, pri­oris­er et plan­i­fi­er les tâch­es.

Con­cer­nant le lun­di et le ven­dre­di, même chose. Au final, tout pro­jet peut être découpé et du coup répar­ti dans une tranche horaire déter­minée. 

Le pas­sage à la vie de free-lance m’a for­cé à être plus assidu sur ma ges­tion inter­per­son­nelle de mon emploi du temps. Sans équipe, il faut savoir se respon­s­abilis­er sur l’ensemble des com­pé­tences req­ui­s­es. Cela paraît ridicule à écrire (et à lire, je pense), mais il s’agit de la vérité que l’on aime générale­ment se cacher lorsqu’on tra­vaille en équipe.

Avec le temps, j’ai eu à gér­er des pro­jets de plus en plus con­séquents, avec de plus en plus d’interlocuteurs et à mon­ter une équipe de plus en plus grande. La trans­mis­sion de l’information est alors dev­enue essen­tielle pour éviter les frus­tra­tions de cha­cun. 

Plutôt qu’un gros bloc indi­geste, il est plus facile de trans­met­tre des paque­ts d’informations rapi­des à assim­i­l­er et à utilis­er. Cette trans­mis­sion passe néces­saire­ment par un rythme réguli­er de points et une astreinte aux process sim­ples. 

Ce pre­mier process est de met­tre à plat les pro­jets, les tâch­es, les infor­ma­tions. Puis de les organ­is­er sans se per­dre dans de nou­velles con­sid­éra­tions.

Un peu comme assainir une pièce et ouvrir un nou­veau plac­ard le matin alors que celui ouvert la veille n’est pas encore rangé. Le résul­tat est (sans sur­prise) un bor­del presque organ­isé, mais surtout réelle­ment peu pra­tique.

Il y a cer­taines sit­u­a­tions où voir d’un coup d’œil l’ensemble des plac­ards ouverts per­me­t­trait de mieux organ­is­er le range­ment. Mais en y allant étape par étape (itéra­tion par itéra­tion comme on dit chez la start­up nation), on arrive générale­ment plus rapi­de­ment à ses fins.

Je suis per­suadé qu’il vaut mieux avancer rapi­de­ment sur de petites étapes plutôt que de vis­er directe­ment le résul­tat par­fait et ter­miné.

Mes petites étapes mati­nales sont donc d’avancer sere­ine­ment sans nou­veau plac­ard à ouvrir. De tra­vailler, tri­er et ranger au fur et à mesure les tâch­es avant d’en pren­dre de nou­velles à bras le corps.

Cela m’est par­ti­c­ulière­ment utile lorsque je gère en simul­tané plusieurs pro­jets de tailles vari­ables et de thé­ma­tiques réelle­ment opposées. La divi­sion pour l’organisation est finale­ment une pra­tique qui me per­met de tra­vailler plus effi­cace­ment.

Alors, si vous avez une infor­ma­tion essen­tielle à me trans­met­tre qui doit être lue dès le matin, pensez au télé­phone. C’est bien aus­si d’entendre la voix de ses inter­locu­teurs 😉

P.S. : Cette pra­tique a cer­taines failles, c’est bien évidem­ment ce que je fais en dehors des moments un peu stres­sants de val­i­da­tion finale (pas la val­i­da­tion inter­mé­di­aire qui dure des plombes) ou de mise en pro­duc­tion finale (pas la stag­ing qui passe en préprod).